Bref, je me suis mis à composter.

Nicolas-FINAL

Doctorant à l’Université de Sherbrooke travaillant sur les milieux polaires et la problématique du climat, voyageur à ses heures soucieux de son environnement, les déchets il faut s’en occuper. Mais plus que des déchets, c’est peut-être de leur source dont il faudrait plus souvent parler … Nos sociétés vont vite, trop vite, consomment et surconsomment, et bien trop souvent nous nous y laissons prendre.

Mais quand les voyageurs en nous refont surface, « nous nous refusons tous les luxes sauf le plus précieux : la lenteur. » Nicolas Bouvier.

C’est l’histoire d’un mec qui se met à faire son compost. Le mec, il est « ouais, je me mets à faire mon compost ». Il va voir ses chums et « eh, je me mets à faire mon compost ». Il va voir sa mère et « eh, je me mets à faire mon compost ». Il va voir sa grand-mère et … elle lui répond « et alors, ça fait 60 ans que je fais le miens, je fais mon jardin, j’élève mes poules, je troque avec les voisins, et tout ça sans ces estie d’pesticides de marde !!! » « Ok mamie, calmes-toi ».

Il va voir ses voisins et « eh, je me mets à faire mon compost, ça vous dis-tu qu’on s’en pogne un gros pour tout le bloc ? » « Ton quoi, hey Nathalie, le voisin c’est un estie d’tree hugger. Moi là, j’achète, je mange, et direct à poubelle, alors viens pas faire chier avec ton compost, là là, j’ai pas b’soin d’ça en plus alors crisse ton camp ou j’lâche Hubert. » « Qui ? » « GGGrrrrrrr » « Tabar*** !!! »

Composter, c’est réduire de 44% sa poubelle, donc réduire les biogaz, donc réduire les émissions de méthane, donc réduire les émissions de gaz à effet de serre. Composter, c’est se servir de nos déchets pour nourrir à nouveau la terre, donc réduire les pesticides, donc faire son potager de manière saine. Composter, c’est réduire le transport de déchets, donc réduire la pollution, donc réduire l’enfouissement des déchets, donc diminuer les risques de contamination de l’eau.

Le mec, il rentre chez lui et voit ses colocs et « Eh, je me mets à fair» « Ouais, on sait, ton compost. Composter, c’est réduire de 44% sa poubelle, donc les déchets, donc le transport, donc la pollution, donc l’enfouissement, donc les biogaz, donc le méthane, donc les gaz à effet de serre, et aussi à nourrir la terre, donc son potager, donc réduire les pesticides, donc avoir des légumes sains, et aussi réduire l’enfouissement, donc la contamination de l’eau… crisse t’es tanant, on t’avait dit qu’on en voulait pas d’ton composteur et là on est pogné avec dans cuisine. Donc on va le faire, mais quand tu quittes, ça part avec toi. »

Bref, je me suis mis à composter.

Un déchet inattendu

LaureNBcarré

Chargée de communication dans le milieu de l’environnement et voyageuse pleine de curiosité pour le monde qui l’entoure – qui attend patiemment son prochain départ à l’aventure ! A pied ou à vélo, les déchets, faut les transporter : une seule solution… les bannir !

Non ! Cette fois, ce n’est vraiment pas de chance : en plein défi survivre sans emballage, voilà que ma batterie d’ordinateur rend l’âme ! Qu’elle parte en paix, mais maintenant je les tiens comment mes engagements ? C’est vrai qu’on y pense peu, mais les déchets électroniques font partie de notre quotidien : vous seriez capables de faire la liste des téléphones, imprimantes, laptop, écran, etc. que vous avez déjà consommé dans votre vie ? Il aura fallu que cet incident m’arrive durant le défi pour m’en rendre compte.

Premier réflexe : racheter une batterie pour environ 50 dollars permettra à mon laptop de retrouver une seconde jeunesse. Deuxième réflexe : mettre ma batterie défectueuse au fond de mon tiroir… le temps de trouver sur internet LA meilleure solution pour m’en départir correctement.

Un sandwich « sous-emballé »

Katherine-FINAL

 

Étudiante à l’Université de Sherbrooke en traduction professionnelle, ratisseuse de friperies et chercheuse d’«occasion» en or, passionnée toujours à la recherche de bonnes idées pour réduire et réutiliser. Comme disait Piaf : «Je vois la vie en veeeert-euh…»

Hier midi, arrêt dans un snack. Je demande un sandwich, emballé avec « juste le papier enroulé autour », sans sa brune moitié de sac de papier en supplément ni serviette jetable. Confusion à la caisse. Hésitation et moqueries aux cuisines. Il faut dire que les habitudes, c’est dur à changer ! Veni, vidi, vici: je suis finalement repartie avec mon sandwich « sous-emballé » !

Inscrivez-vous à l’édition 2013 du défi

Préparez-vous à l’édition 2013 de notre irrésistible et irréductible défi Survivre sans emballage.

Du 21 au 27 octobre, Action RE-buts vous invite à relever le défi : inscrivez-vous dès maintenant et choisissez vos gestes de réduction !

Un abonnement au magazine Idée BIO, des bons de réduction de 25 $ à la Soder et de 50 $ à l’écoloboutique seront tirés au hasard parmi les participants.

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Écoloboutique

Rendez-vous sur la page Je raconte! pour partager votre aventure sans déchet avec les autres participants : à le clef, un abonnement au magazine Idée BIO à gagner.

Recette de produit ménager à faire soi-même!

Ce matin, nous étions invités à l’émission de CIBL, mission durable, pour vous donner en exclusivité une recette simple et rapide de produit ménager à faire soi-même!

Saviez-vous que vous pouvez (aussi) acheter vos huiles essentielles en vrac?

> Pour tout savoir, écoutez l’émission 

> Atelier gratuit pour préparer ses produits ménagers – 19h – Coop La Maison Verte

> Fiche pratique : recette de produit nettoyant écologique

Zéro emballage – La série | Là où tout a commencé…

Samuel Brien, fondateur du Défi survivre sans emballage

Qui est à l’origine du Défi survivre sans emballage?

Un fou?

Peut-être…

Un homme, pour être plus précis, qui a simplement décidé d’agir pour vivre avec ses principes et sensibiliser son entourage aux thématiques du suremballage.

Et pourquoi pas? Ça prend du courage, de la détermination et une bonne dose d’arguments!

« J’ai lancé la première édition en 2007 suite à une expérience personnelle fort intéressante.

À l’époque je travaillais avec le CLUB 2/3 et je donnais dans les écoles secondaires des ateliers sur la mondialisation et sur les impacts de notre consommation. À force de sensibiliser les autres, j’ai décidé de tenter de vivre à 100% les principes que j’enseignais. Entre autre chose, je me suis donné le défi de ne consommer aucun emballage pendant un mois. En guise de motivation supplémentaire, je devrais transporter avec moi tout emballage que j’utiliserais par inadvertance ou par nécessité.

C’est ainsi qu’une une boîte de pizza, quelques sacs et un bidon de lave-vitre plus tard, les gens autour de moi ont commencé à me poser des questions quant aux raisons pour lesquelles je trimbalais sans cesse ces objets inutiles. Et je racontais mon histoire. Les réactions furent très positives et chacun avait aussi une histoire à partager, que ce soit une frustration par rapport au suremballage, une action qu’il/elle fait pour l’environnement ou un sentiment d’impuissance par rapport à la situation écologique. Je n’ai jamais autant parlé d’environnement avec mes amis que durant ce mois-là.

Quelques mois plus tard, en février 2007, je lançais le Défi sans emballage. On l’a mené en 2007 et en 2008 sous l’égide des Éditions le Mémento qui publiaient alors un Calendrier des traditions alternatives annonçant le Forum social mondial, les journées biopaysannes, la journée sans achats, … À bout de souffle, les Éditions le Mémento ont arrêté toutes leurs activités en 2009. Le Défi sans emballage a alors été repris et revitalisé par l’équipe d’Action Re-buts. »